La Valence vercors : première!

Le Vercors a été le théâtre de quelques 500 coureurs ce dimanche 27juin, au départ de la Valence Vercors, nouvelle épreuve du calendrier. Un théâtre que beaucoup avaient hâte de retrouver après une saison 2020 quasi blanche et une année 2021 amputée de pas mal d’épreuves. Alors qu’ils soient acteur principal ou simple figurant, tous étaient prêts à faire le spectacle, à donner le meilleur d’eux même sans jouer la comédie. 8h29, on enlève les masques dans le sas de départ, 8h30 c’est parti, acte 1 scène 1 (ou 2 ou3 pour certains) action. 

La meute est lancée dans les rues de Valence, quel bonheur de pouvoir à nouveau rameuter les foules après trop longtemps avoir refoulé la meute. Une meute de loups affamés de kilomètres. Qu’ils soient engagés sur le 180KM, le 150KM ou le 100KM tous ont les crocs. Un départ urbain, présentant quelques dangers et voila  déjà que certains mangent le bitume. Quelques chutes sont à déplorées dans les premiers kilomètres malgré la présence de nombreux motards chargés d’assurer la sécurité des coureurs. En effet les départs groupés en agglomération comportent des risques, le danger est présent, mais rapidement le peloton s’effiloche dès les premiers petits reliefs, quelques « coups de cul » comme l’on dit dans le jargon, précédent la première difficulté du jour , le col de la Limouche, où les groupes de niveau se forment irrémédiablement. Les plus forts devant, les autres derrière. Impossible de bluffer sur son état de forme lorsque la pente s’incline. Chacun est à sa place, et entame à son rythme sa longue chevauchée dans le Vercors, un terrain de jeu idéal pour un cycliste. Une fois ce premier col avalé, direction le col de la Machine pour les plus aguerris ayant choisi le parcours marathon. Notons au passage un petit bémol, en bas de la descente de la Limouche se situait la bifurcation entre les parcours de 180 et 150kms. Celle ci plutôt mal indiquée a induit pas mal de coureurs en erreur, obligeant certains à faire demi tour car s’étant tout simplement trompé de direction…Et si vous me suivez toujours, que vous avez l’endurance et le courage de faire le « Grand » c’est tout droit direction le col de la Machine. Une longue montée régulière d’une dizaine de kilomètres où la fatigue commence à se faire sentir, on sent qu’il y a de l’huile dans les rouages (de la machine). Au sommet il commence à faire chaud les gosiers sont secs et les bidons bientôt vides. Heureusement une fontaine sera vue pour la plupart comme une oasis dans un désert. En effet sur une telle distance et sous un soleil à son zénith il faut absolument veiller à son hydratation sous peine de finir….ou plutôt de na pas finir, car étant soi même fini. 

La machine bien ravitaillée, continue de tourner. Il faudra serrer les dents dans le col de la Carri, éviter le coup de chaud dans celui de la Chau, ne pas rendre les armes dans le col de la Bataille et enfin éviter de se prendre une torniole dans l’ultime ascension de la Tourniole. Au sommet ouf! ça bascule, plus que 10KM de descente technique où il faut veiller à ne pas partir à la faute et 30 de plat vent de face histoire de durcir un peu la course, comme si celle ci n’était pas assez dure comme ça. Une course relevée par son profil et par le niveau des coureurs présents au départ, avec pas mal de grands noms du Cyclosport. Celui que l’on écrira en MAJUSCULE sur les tablettes n’est autre que ARNUD Vincent du team Chadam, suivi de son coéquipier BERNARD Julien. 2 noms que l’on ne présente plus. CAILLARD Cyril vient compléter ce podium de spécialistes. Bravo à eux 3 ainsi qu’à tous les participants. 

C’est autour d’un traditionnel repas d’après course que s’achève cette journée de sport, dans la plus grande convivialité, celle que l’on retrouve habituellement dans l’univers du Cyclosport. La saison est belle et surtout bien lancée, le calendrier enfin démasqué. Le virus du vélo est bien plus fort que tous les autres et comprend bon nombre de variant contre lesquels personne ne souhaite se faire vacciner. Alors souhaitons à tous, organisateurs et coureurs une excellente saison 2021, riche en émotions. Parce que vélo est l’anagramme de love on l’aime, on le porte haut dans nos cœurs (et dans nos jambes), de la petite reine on veut tous être le roi. Être au départ et à l’arrivée de ces belles épreuves est une victoire après tant de mois difficiles. Alors espérons être tous couronnés de succès. Vive le vélo, vive le sport. 

BECARUD Thomas

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